NOS DEFIS

DÉFIS

Valoriser les savoir-faire artisanaux textiles du Burkina Faso en tant que levier de développement économique et d’autonomisation des femmes


Investi d’une dimension culturelle, notre projet repose avant tout sur la sollicitation des savoir-faire locaux et non sur le transfert de compétences et de styles venus d’ailleurs. Une réflexion est amenée sur la possibilité d’adapter et de reproduire les motifs traditionnels, généralement réalisés sur des laizes d’une dizaine de centimètres, sur des métiers de grande largeur. Ainsi, les apports technologiques pourront se nourrir des traditions, et réciproquement. De ces croisements pourront émerger de nouvelles expressions créatrices.

 

La préservation de l’environnement et de la biodiversité


Les teinturières manipulent sans précaution, et dans leurs cours privatives – qui sont aussi des lieux de vie familiale – des colorants et des produits chimiques d’une grande toxicité, notamment la soude caustique et l’hydrosulfate. Or, ces produits sont d’une extrême dangerosité pour leur santé, et celle de leur entourage, notamment leurs enfants. Ils provoquent notamment des brûlures et des affections des voies respiratoires.
Par ailleurs, l’insuffisance des systèmes d’évacuation des eaux usées et le coût prohibitif des cuves de récupération renforcent l’impact écologique des activités de teinture.

A terme, nous souhaitons développer des collection privilégiant davantage les teintures naturelles. Evincées par les colorants synthétiques, les colorations naturelles connaissent un regain d’intérêt et retrouvent une valeur commerciale en tant que pratique alternative non toxique et renouvelable de la teinture. C’est aussi une façon de valoriser et préserver des savoir-faire ancestraux et des connaissances locales approfondies sur les vertus des plantes, y compris leurs propriétés tinctoriales. Afin de faciliter ces pratiques, des techniques modernes seront développées pour permettre une extraction plus efficace des colorants. Les enjeux sont économiques, car la culture en champ de plantes tinctoriales (notamment l’indigo et le sorgho rouge) peut devenir une culture de rente pour les paysans africains, autant qu’écologiques, car les teintures chimiques utilisées largement en Afrique aujourd’hui polluent de façon dramatique l’eau et les sols.

Enfin, dans un souci permanent de préserver l’environnement, nous avons l’ambition de mettre au point des procédés de teinture alternatifs, y compris dans l’usage des colorants de synthèse. Des recherches seront menées afin de tester des adjuvants naturels tels que la chaux ou la lessive de cendres – préparation de plantes riches en potasse ayant pour objet d’alcaliniser les cuves – ou encore des glucoses issus de déchets verts – peaux de mangues, pelures d’oignons,…- pouvant remplacer l’hydrosulfite ou dithionite de socidium dans la teinture chimique. Enfin, des solutions seront envisagées pour faciliter l’accès des teinturières aux colorants écologiques certifiés OEKO TEX afin d’encourager le développement d’une filière textile bio-équitable qui puisse faire l’objet, à terme, d’une certification GOTS.

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